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Poète et plasticien, Léon Bralda (allias Lionel Balard) vit et travaille à Clermont-Ferrand. Il est diplômé de l'Ecole Supérieure d'Art de Clermont Métropole. Agrégé et Docteur en Science de l’art et esthétique, il enseigne à l’INSPE d’Auvergne. Il fonde les  Éditions de l’Entour et les Cahiers des Passerelles, livrets associant poètes et plasticiens. Léon Bralda est l’auteur d’une vingtaine de titres parus notamment aux éditions Henry, Alcyone, Donner à voir, Encres Vives, le Petit Pois… 

En 2020, il est lauréat du Prix d’Estieugues et du Grand Prix des Arts Littéraires. Son recueil Une nuit sans repos a récemment reçu le Prix 2021 d’édition poétique de la ville de Dijon.


A-la-tombée-des-pierres

2020- le creux des portes

Grand Prix des Arts Littéraires 2020

" Lettres envolées à mes amis poètes, graveurs, peintres et musiciens, à tous mes compagnons sur la grand-rue du Vivre, à ma femme et à mes enfants qui œuvrent depuis toujours pour que mes pas portent plus loin dans l’impondérable beauté du monde "… C’est par ces mots que le poète introduit ce recueil : long chant d’amour adressé aux êtres chers qui l’accompagnent, l’entourent, l’obligent à demeurer dans l’ineffable bonheur de l’existence. Un chant résolument heureux qui monte lentement aux missives du cœur… Paroles d’homme, simplement, qui passent dans l’épaisseur des mots, y creusent le langage pour rendre saillant toute beauté humaine.

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Prix d'Estieugues 2020

Si la poésie tient une place singulière au sein de l’inépuisable combustible de la parole c’est parce qu’elle sculpte son langage comme une inconcevable évidence placée sous le double signe " des ritournelles du passé " et d’un " édifice étonnant de verticalité ". Léon Bralda, dans ces pages superbes, affirme cette profession de foi du poète qui " pèse un temps fragile dans l’heure ouverte " offrant ainsi sa voix aux chants majeurs de la poésie d’aujourd’hui, affirmant que " Les bruits de pas ont traversé la nuit et s’offrent au sang des vieilles lampes."

Gilles CHERBUT

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2016-Les hautes tours - Ed du petit pois

Le silence de ces Hautes tours dissimule en réalité de nombreuses voix aujourd’hui disparues. En arpentant les ruines de ce qui fut sans doute un site industriel, Léon Bralda exhume les bruits, les voix et les gestes de ceux qui travaillèrent dans cette usine " où le chant des sirènes sourdait/pareil aux peurs ".

Après que le site industriel ait fermé ses grilles, de nouvelles voix sont apparues. Celles des enfants qui en firent leur terrain de jeux. 

Sur le ballast silencieux et dans les trains inertes, les voyageurs en culottes courtes s’inventent des histoires et des aventures.

Entre mélancolie, étrangeté et nostalgie des paradis perdus, les mots de Léon Brada explorent le territoire de l’enfance : ses peurs, ses secrets, ses trésors enfouis et ses "promesses d’un soleil à venir".

Michel Foucault

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Un très beau tirage, qui fait de ce recueil un livre d’artiste grâce à la reproduction de huit gravures de Lionel Balard. Le poète régurgite l’enfance universelle qui immole les lieux qui l’ont façonné comme le  "Moulin de Cordier " et cette terre sèche des vignes du côté de Béziers. Une écriture précise, imagée à souhait, qui crée une atmosphère nostalgique, au ton égal tout le long du livre, apanage d’un authentique style.

Christian Saint Paul

" Je garde en moi cette voie souveraine où les tours ont gravi l’ombre du souvenir, où les passants ont un front noir pour parler au matin. Noir ! Comme pour enfanter l’orage derrière la saison chaude. Le ciel aura conquis ses myriades de plumes avec du vent offert à la rumeur du monde."

Extraits de La voix levée

Editions Alcyone

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2017-La voix levée - Ed Alcyone



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2018-A l'insu de nos lèvres-Ed Polder 177

Un témoignage fort sur " la forge humainedans une écriture sensible. Comme le révèle Chantal Dupuy-Dunier dans la préface, le graveur-plasticien Lionel Balard est devenu le poète Léon Bralda. Il revient sur son enfance blessée. Celui qui marmonnait à l’oreille des portes sa peur panique du maître et des lectures à voix haute est à présent enseignant à l’Université, lit ses poèmes en public et vient d’être accueilli dans le comité de rédaction de la revue ARPA. 

Son père, maçon, creusait des tombes au cimetière : " il creusait à cet endroit précis où l'on devait

enfouir du temps pour le passé... il fut un monde tout entier qui s’éveillait dans l’imagination prégnante d’un enfant de dix ans... ". Heureusement, il y eut l’aube du désir, ... la jeunesse des vierges et les premiers baisers...

L’auteur le dit en exergue : Nous clouons au pilori de l’âge les nuits noires de nos jeunesses pour qu’elles éclairent malgré tout la route que nous suivons..., et à la fin: ... et nous savons les ombres bienveillantes à l’insu de nos lèvres. 

Guy Chaty  

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" Il marche au-dedans de lui-même pour des chemins perdus qui égrainent à jamais la nostalgie du lendemain, et son regard éclaire un fond de solitude. "

Trois voix murmurent de concert : celui qui écrit, celui (Lionel Balard) qui a gravé les images, et l’autre, qui lentement, se reconstitue. Trois voix pour faire la paix avec un " froissement d’enfance juste avant l’éclaircie ". Un temps douloureusement suggéré, en italiques comme une distance de plus, qui se glisse ligne par ligne, presque mot par mot.


Un texte hors du texte rassemblé en quatrième de couverture, on ne peut pas plus loin.

" Un temps reclus derrière les terres basses, sous les branches du vent qui chahute les haies. Un temps pour raciner dans l’ombre, pour croître à l’infini, pour épandre du ciel à la hauteur d’un rêve. "

A lire très attentivement pour entendre dans les silences celui qui se réveille et sort d’un passé jusque là en apparence oublié.

Jean-Pierre Farines

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2018-De silence et de plomb



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2019-Un temps fécond - Ed Henry

..."Tisser, broder, coudre " : Léon Bralda se fait un devoir dans sa poésie de relier les choses entre elles, pour former un seul ensemble solide, capable de rivaliser un moment avec le passage inexorable des jours. 

Jacmo

" C’était un mois d’août ordinaire durant lequel, dans les maisons qui bordaient la grand-route, glissait par les persiennes closes une lumière pingre (...) 

Elle dessinait sur le corps massif des meubles et sur les papiers peints de drôles d’écriture et le silence errait dans la touffeur du jour (...)

On entendait rêver l’enfance aux confins des saisons, en ces lieux éveillés aux querelles des fous : mystères demeurés sous l’infini blessure d’un bouquet d’orge abandonné sur le muret, quand le rire engrossait les feux de la jeunesse. "

Extraits d'Un temps fécond. Editions Henry

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Léon-BRALDA-

Léon Bralda est l’un de ces poètes auxquels la lumière n’est pas spontanément et naturellement accordée. Il serait plutôt de ceux-là qui travaillent à la gagner, s’efforçant d’habiter poétiquement le monde comme nous le conseillait Hölderlin, et qui peuvent revendiquer ce qu’ils en ont conquis sur le sombre et la terre des jours. Il est de ceux sur qui le ciel de l’existence fait peser son poids de pénombre, ceux pour qui leur ciel de poète est quelquefois lourd à porter (je cite inexactement de mémoire ces mots de lui écrits ailleurs). Parce que " le ciel est lourd de n’être au fond qu’un jeu pour l’enfance profonde ". 

Michel Diaz

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2020-A l'aube de la voix (2)

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